Pilotage d’Hélicoptère : comment s’initier étape par étape ?

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Initiation au pilotage dans le cockpit d'un hélico

Pour réaliser le rêve de piloter un hélicoptère, il est d’usage de suivre une formation dédiée. Ce n’est qu’après avoir réussi aux examens théorique et pratique que ce rêve pourra se réaliser. Toutefois, l’initiation au pilotage d’hélicoptère reste un moment redouté. C’est la raison pour laquelle il importe d’avoir une idée des différentes étapes de ce processus.

Première étape : le décollage

Pour faire décoller votre hélicoptère normalement, vous devez dans un premier temps vérifier que la manette des gaz est automatisée et que votre régulation des tours peut atteindre le régime normal. Après cette vérification, levez doucement le collectif. Ensuite, selon le modèle, appuyez sur la pédale gauche ou droite pour compenser l’effet du couple du rotor et de ce fait éviter que l’appareil pivote sur lui-même.

Dès que l’hélicoptère décollera lentement, réglez le manche cyclique afin de créer un équilibre au décollage. Pour avancer, poussez légèrement le manche cyclique vers l’avant. À partir du moment où l’appareil décollera, relâchez légèrement la pression sur le manche à balai. L’hélicoptère devra alors monter et prendre de la vitesse.

Deuxième étape : le vol stationnaire

Le vol stationnaire désigne l’état d’équilibre de l’hélicoptère. Il se fait à 2 ou 3 m du sol et est favorisé par le coussin d’air que génère le rotor. Vous y aurez recours au décollage et à l’atterrissage. Il s’effectue à l’aide de trois commandes que sont :

  • le manche cyclique ;
  • le palonnier ;
  • et le collectif.

Pour maîtriser les fonctions de ces commandes et la réalisation de la manœuvre, il est primordial de connaître l’inertie de l’hélicoptère. Il s’agit du temps qui s’écoule entre l’action d’une commande et la réaction de l’appareil. Pour parvenir à cette maîtrise, il est conseillé de vous rapprocher de votre instructeur.

Troisième étape : la montée et la descente

Lors du pilotage d’un hélicoptère, la montée et la descente se font en jouant sur la vitesse. Pour en savoir davantage, référez-vous au manuel d’utilisation de pilotage de votre appareil.

Toutefois, sachez qu’en fonction du terrain, il est conseillé de maintenir une vitesse de 15 à 20 nœuds pour monter rapidement. Pour ce faire, vous devez légèrement pousser le collectif vers l’avant en veillant à ne pas dépasser la limite jaune du cadran.

Quatrième étape : l’atterrissage

La dernière étape de votre initiation au pilotage d’un hélicoptère sera l’atterrissage. Pour y parvenir, il est essentiel d’avoir une vue sur la zone ciblée. Aussi, vous devrez non seulement maîtriser le vol stationnaire, mais aussi faire preuve de prudence et de précision.

Après avoir survolé la zone d’atterrissage à environ 500 pieds d’altitude, vérifiez que votre vitesse tourne autour de 40 nœuds avant de descendre. La descente devra se faire à une vitesse inférieure à 300 pieds par minute.
Vous la réduirez progressivement en vous rapprochant de la zone d’atterrissage. Pour diminuer la vitesse, vous pouvez relever le nez de l’hélicoptère.

Une fois au-dessus de la zone d’atterrissage, réduisez l’altitude en vous servant du collectif. De même, vous devrez réduire votre taux de descente avant de toucher le sol. L’idéal est qu’au moment de l’atterrissage, la vitesse, la hauteur et le taux de descente soient mis à zéro simultanément.

Après avoir touché le sol, il ne vous restera plus qu’à arrêter le moteur et les pâles. Pour ce faire, suivez votre check-list et serrez le frein de stationnement. Tous ces conseils devraient bien vous servir si vous êtes fan d’hélicoptère. Nous rappelons toutefois qu’avant d’apprendre à piloter, mieux vaut faire un premier baptême de l’air en hélicoptère par exemple sur ce site : https://www.adrenactive.com/bapteme-air-helicoptere-a15.htm